CE QUE JE MANGE : Des lentilles vertes à la texture ferme à cuisiner en 20 minutes. Les lentilles vertes de variété Anicia se distinguent par leur peau fine, leur excellente tenue à la cuisson et leur texture ferme, jamais farineuse. Leur délicat goût de noisette en fait un grand classique, aussi savoureux en salade qu'en accompagnement d'un petit salé ou d'un poisson. Elles se prêtent également à des recettes plus originales, comme les tartinades. Riches en protéines, 100 g de lentilles vertes en apportent 25 g, soit autant que deux œufs.
Issues de l'agriculture biologique et du commerce équitable français, ces lentilles sont cultivées selon les récoltes par les producteurs des coopératives Qualisol, en Gascogne, ou Cocebi, en Bourgogne. Leurs pratiques agroécologiques préservent les sols, favorisent la biodiversité et renforcent la résilience des fermes face aux défis climatiques.
CE QUE JE DÉFENDS : Des semences bio
Le premier maillon d’une production bio engagée commence par l’adoption de semences adaptées au terroir que les agriculteurs de COCEBI sélectionnent et multiplient dans leur champ. Les 290 adhérents de COCEBI (membre de Fermes Bio) sont des pionniers de l’agriculture biologique. Plus qu’un mode de production, cultiver en bio est pour eux un modèle qui accompagne le changement social, environnemental et économique du territoire. Le premier maillon de cette chaîne vertueuse commence par l’adoption de semences bio adaptées au terroir que les agriculteurs sélectionnent et multiplient. Par ailleurs, certains membres de la coopérative sont implantés sur des aires de captage en eau qui alimentent les communes du territoire de la Vallée de la Vanne et Paris. Leurs pratiques agroécologiques sont reconnues comme un levier d’amélioration de la qualité des eaux souterraines. En fonction de la récolte, ces lentilles vertes proviennent également de la coopérative QUALISOL en Gascogne. L'activité bio de la coopérative Qualisol a débuté en 2000 avec 30 agriculteurs, sans certitude sur l'avenir. Ils ont multiplié les pratiques agroécologiques sur leur exploitation : assolement diversifié, faux semis, non labour, couvert végétal l’hiver, lâchers de parasitoïdes. Ils ont aussi adopté des techniques innovantes comme l’ajout de légumineuse en culture intermédiaire dans les rotations pour maintenir la fertilité des sols. Les résultats ont convaincu 450 producteurs de la région de suivre la voie de la bio. Qualisol avec un suivi fin des parcelles assure aussi une traçabilité lot par lot de chaque producteur.
La culture des légumineuses présente d'indéniables intérêts environnementaux : protection des eaux contre les fuites de nitrates et des sols contre l’érosion - et agronomiques : restitution d’azote et d’autres éléments minéraux à la culture suivante, apport de matière organique, stimulation de l’activité biologique des sols, diversification de la rotation, rupture des cycles de maladies et de ravageurs, ... Revers de la médaille côté producteurs, il s'agit d'une culture fragile et complexe : vitesse de croissance lente, techniques de semis délicates, date de semis précoce bousculant le plan de travail à l'année, besoin de "jours longs" et de températures clémentes... D'où la nécessité de rémunérer au prix juste ce travail.