« De bonne famille » de Mayada Boulos est une autobiographie qui retrace un parcours intime depuis l'Égypte, en donnant la mesure des tensions entre identité, famille et espace public. L'autrice explore comment son nom, sa présence et même les formes de “bulletins” qui la concernent ont circulé, et comment ces regards ont évolué au fil du temps.
Le récit s'attarde sur l'influence des proches et sur un contexte marqué par les convictions : un père engagé autour de la liberté de la presse, une mère attachée à l'importance des apparences. À travers des scènes du quotidien, l'autrice revient sur le travail, les blessures liées aux discriminations, puis sur la transformation progressive de son statut social, de la jeune fille “de bonne famille” à une femme libre.
Le livre est construit comme une mémoire structurée, qui met en contraste les premiers souvenirs et la reconnaissance politique, jusqu'à faire surgir un point de départ symbolique : un soir d'été en 1987, dans le placard de sa mère.