Epicerie sucrée

1. Le goûter : une pause gourmande

Un rituel incontournable

Assimilé à une « pause » dans la journée de l’enfant, le goûter est un véritable rituel. Ce quatrième repas comble un besoin physiologique et permet d’éviter de grignoter en attendant le dîner. Il doit être varié et équilibré : biscuits et gâteaux, fruit, produit laitier et boisson.
Pris à la maison, entre frères et sœurs, à la garderie, ou avant l’étude, il peut alors devenir objet de curiosité (offre nomade, individuelle, pratique et gourmande), de négociations et même de trocs… De produit de plaisir, il devient objet de socialisation. Par ces échanges de goûter, les enfants renforcent leur sentiment d’appartenance à groupe.

Quelques chiffres

  • Le goûter doit idéalement couvrir entre 10 et 15% des apports énergétiques quotidiens des enfants (contre 20% pour le petit déjeuner et 40% pour le déjeuner), soit 160 kcal à 6 ans et 240 kcal à 10 ans.
  • Si 99% des 3-10 ans prennent un goûter l'après-midi, les habitudes se perdent un peu au collège, mais ils restent 84% des 11-14 ans qui mangent un goûter, dont 72% tous les après-midi. (Etude du cabinet Junior City, à Lyon)
  • Les garçons sont plus nombreux que les filles à n’avoir que des gâteaux pour le goûter, soit 37 % contre 24 % des goûters-filles. À l’inverse, les filles consomment davantage de compotes à boire que les garçons.
Le goûter

Les accros au "4 heures"

Mais le goûter n’est pas réservé qu’aux enfants ! 6 Français sur 10 goûtent, plus de 3 fois par semaine… et les seniors ne sont pas en reste. Ils redécouvrent avec plaisir les joies de ce moment privilégié, pendant lequel ils recherchent plaisir, goût mais aussi praticité. Les Français craquent avant tout pour les biscuits sucrés, largement devant le pain, les pâtisseries, le chocolat et les compotes. Côté boissons, eau, thé et café ont leur préférence. (Etude Kantar WorldpanelTM 20014).

2. Les biscuits : une palette de saveurs

L’offre et la demande

Les biscuits représentent plus du quart du marché sucré gourmand. 97% des foyers se rendent dans le rayon biscuits : le « chouchou » des consommateurs qui y font plus de 43 achats par an (Source Kantar CAM, juin 2014) ! Chez Auchan, ce rayon propose 400 à 500 références, avec des promotions permanentes. 20% de cette offre est renouvelée tous les ans, avec des produits exclusifs, notamment en MDD (marque de distributeur), comme les « Croc ton pote ! » de Rik&Rok ou les « Mini bouchées fourrées choco noisette » Auchan.

Les biscuits des régions

Les Français sont très attachés à leur patrimoine culinaire : un quart d’entre eux apprécie les biscuits traditionnels, emblématiques. Découvrez quelques spécialités !
Source : « Les goûters de France », Les Fabricants de Biscuits & Gâteaux de France).

  • Nord : le Spéculoos. A Rome, les enfants sages recevaient comme étrennes des gâteaux faits de farine et de miel, représentant les divinités de l’Olympe. Puis ces dernières furent remplacées par les divinités gauloises. A l’avènement du christianisme, St Nicolas prit la relève, accompagné du Père Fouettard pour les petits garnements ! Telle est la légende du petit biscuit épicé, brun et croquant…
  • Ouest : le Petit-beurre. En 1886, le benjamin de la famille de pâtissier Lefèvre-Utile (LU), décidé à concurrencer l’industrie des biscuits britannique très en vogue, créa un biscuit à base de farine, de beurre, de sucre et de lait. Il s’inspira des napperons en dentelle de sa grand-mère : rectangulaire, bords découpés et quatre coins saillants… le Petit-beurre était né !
  • Est : le Biscuit Rose de Reims. A la fin du XVIIème siècle, des boulangers champenois créèrent une pâte qui pouvait après une première cuisson, rester dans le four éteint, pour finir de sécher… Le bis-cuit (cuit deux fois) fut aromatisé à la vanille et coloré en rouge carmin, pour dissimuler les particules de vanille… Ainsi naquit ce biscuit que l’on trempe, selon la coutume, dans du champagne, pour le ramollir !
  • Centre : le Biscuit à la cuillère. Au début du XXème siècle, Eugène Grobost, chef au Carlton, créa une pâte à la texture moelleuse, qu’il mélangea à la cuillère en bois… d’où le nom de biscuit à la cuillère ! De retour dans sa région, il ouvrit sa propre biscuiterie qui cessa son activité dans les années 80, mais fut heureusement relancé en 1990, par son arrière-petit-fils, cuisinier au service du Président à l’Elysée.
Les biscuits des régions

Comment aimez-vous vos biscuits ?

Le goût dépend de trois facteurs : l’individu (âge, sexe), le produit (parfum, texture, apparence) et l’environnement (tendances socioculturelles). Ainsi, en matière de biscuits, les enfants préfèrent les textures croustillantes et les adolescents les textures moelleuses. Et vous ? Pour le savoir, piochez parmi tous ces exemples !

  • Vous aimez ce qui croustille au point de ne plus entendre autour de vous. Le biscuit tout simple, juste du beurre, sucre… Vous êtes biscuits secs, de ceux qui savent déguster les vraies saveurs, comme les petit beurre, crêpe dentelle, langue de chat, palmier, meringue, croquants aux amandes, spéculoos…
  • Vous aimez le chocolat, le triple chocolat, le nappé, le fourré, le crémeux, les pépites… Vous faites partis des gourmands, ceux qui savent que trop, ce n’est jamais assez. Vous craquez pour les cookie, gaufrette chocolat, nappé chocolat, fourré chocolat…
  • Vous aimez ce qui fond dans la bouche, ce qui est moelleux, ce qui apporte de la douceur dans votre journée. Vous êtes plutôt pâtisserie, vous aimez manger du moelleux, en rappel du douillet de votre lit, comme les madeleine, quatre quarts, financier, marbré, cake, gaufre, pain d’épice…
  • Vous aimez les souvenirs, les fruits d’été et d’hiver, ceux qui vous font part de miles et une saveur. Confitures fourrées, nappées sur une tartelette… Vous êtes biscuits fruités, ceux qui aiment voyager dans le temps et les saisons. Vos favoris : tartelette, gaufrette aux fruits, crêpe fourrée confiture, fourré confiture…

3. Les confiseries : des douceurs à découvrir

Prime au plaisir

Les consommateurs ne sont pas que des enfants sages ! « Prime au plaisir », en temps de difficultés économiques et de repli sur le domicile, les confiseries sont des produits qui font du bien. La fantaisie et/ou le côté régressif plaisent : preuve en est, les bonbons qui piquent et ceux qui colorent la langue emportent tous les suffrages…

Les 7 tribus de consommateurs

Le Syndicat National de la Confiserie a décrypté la « bonbon attitude ». Et vous, à quelle tribu appartenez-vous ?

  • Les « Gourmands » : plutôt des jeunes, hommes et femmes, célibataires ou avec enfants, catégorie socioprofessionnelle modeste, habitant plus dans le centre-est de la France.  Signes particuliers : grands amateurs de « bonbons pour enfants » et de chewings-gums, en toutes occasions (à la maison, au cinéma, en voiture, lors des anniversaires et pour Halloween). Crédo : « Plaisir, partage et gourmandise »
  • Les « Accros » : toutes tranches d’âge, situations familiales et catégories socioprofessionnelles confondues, forte présence des femmes, plutôt en banlieue parisienne Ouest. Signes particuliers : dégustent des bonbons et confiseries pour le plaisir, la détente et le réconfort, recherchent de nouveaux bonbons et confiseries, et sont des consommateurs festifs (à Noël, en vacances, pour les grandes occasions. Crédo : « La zen-bonbon-attitude ».
  • Les « Raisonnables » : plutôt des 25-34 ans, femmes actives, beaucoup ont des enfants, plus d’employés et personnels de service, habitent en banlieue parisienne. Signes particuliers : achètent des bonbons et confiseries pour eux ou pour partager (famille, amis), limitent leur consommation à certains moments de la journée, dégustent des confiseries surtout chez eux et lors des trajets en voiture. Crédo : « C’est la fête ! »
  • Les « Sans-sucre » : plutôt des 35-49 ans, hommes et femmes, toutes situations familiales confondues, surtout des artisans, commerçants et cadres supérieurs, France entière. Signes particuliers : gros consommateurs de chewing-gums sans sucre, mais petits consommateurs de bonbons et confiseries, car ils éprouvent un sentiment de culpabilité quand ils en consomment (ils sont plus attentifs à leur équilibre alimentaire que la moyenne).
    Crédo : « Mention spéciale pour le sans sucre »
  • Les « Généreux » : beaucoup de 65 ans et plus, principalement des femmes, sans enfants, inactifs, dans la France entière. Signes particuliers : gros acheteurs, mais petits mangeurs ! Mamies cadeaux qui achètent à l’avance des bonbons dans le but de les offrir.
    Crédo : « Faites plaisir avec des bonbons, dites-le avec des confiseries ».
  • Les « Indifférents » : forte représentation des 65 ans et plus, hommes, toutes situations familiales et toutes catégories socioprofessionnelles confondues, plutôt dans les communes rurales. Signes particuliers : indifférents à la consommation de bonbons et confiseries, en consomment moins et moins souvent, et n’en achètent pas. Crédo : « Non merci ».
  • Les « Réticents » : plutôt 50-64 ans, hommes et femmes, sans enfants, inactifs, vivent dans des communes rurales. Signes particuliers : consomment peu de confiseries et n’achètent jamais de bonbons. Crédo : « No sensation ».

Le saviez-vous ?

  • 41% des français associent les confiseries à « un petit plaisir bonbon pour le moral »,
  • 25% les associent à la convivialité et 28% au plaisir d’offrir.
  • 37% fondent de plaisir pour le moelleux et la suavité d’un caramel au beurre salé,
  • 13% pour l’onctuosité envoûtante de la pâte de fruits,
  • 11% pour la libération immédiate des arômes d’un chewing-gum aux fruits,
  • 10% pour la tendresse aérée d’une guimauve,
  • 10% pour le suçotement longue durée d’une sucette acidulée,
  • 10% pour l’explosion en bouche d’un bonbon au cœur tendre.

(Sondage effectué par IPSOS pour le Syndicat National de la Confiserie en avril 2012).

Les confiseries

4. Le chocolat : au quotidien et pour les fêtes

Un long procédé de fabrication

Le chocolat passe par de nombreuses étapes avant d’être dégusté ! Après la récolte des cabosses (fruit du cacaoyer contenant les graines : les fèves de cacao), l’écabossage, la fermentation, le séchage et le concassage, suivent la torréfaction (pour développer l’arôme), le broyage et le pressage (pour obtenir la pâte de cacao qui sera séparée entre le beurre de caco et le tourteau), le malaxage (mélange de poudre de caco, de sucre et de beurre de cacao), le conchage (le cacao est chauffé pour augmenter l’onctuosité du futur chocolat), le tempérage et le moulage.

Un produit multiple

Il existe un chocolat pour chaque occasion !

En poudre, version « cacao pur », « cacao sucré » ou « poudres chocolatées » pour un chocolat chaud. En tablettes à croquer et pâte à tartiner, mais aussi en bonbons, bouchées et autres confiseries… présentés en coffrets, sachets ou ballotins, incontournables à Noël et à Pâques. Ils restent présents tout au long de l’année, pour les cérémonies et les cadeaux.

Le chocolat vous en fait voir de toutes les couleurs !

  • Noir, il contient entre 35% et 99% de cacao et du sucre. Il peut être d’origine (s’il provient d’un seul pays), de cru (d’une seule région) ou grand cru (s’il a un caractère particulier). Ses tablettes restent les plus consommées par les adultes. Avec le café, c'est LE petit plaisir en plus !
  • Au lait, il contient minimum 20% de cacao et 20% de sucre et de lait. Et comme il est très doux, il met tous les gourmands d'accord !
  • Blanc, il est produit à partir du beurre de cacao auquel on ajoute des arômes comme la vanille. Gras et sucré, il aiguise les papilles des plus petits, mais aussi des 80 ans et plus !

Le saviez-vous ?

  • Le cacao est la 3ème denrée exportée dans le monde, après le café et le sucre. La production se décline en tablettes (24 % du tonnage annuel), bonbons (33,6 %), barres (8,9 %), poudre (15,9 %), pâte à tartiner (17,6 %)
  • La France se situe au 5ème rang des pays consommateurs de chocolat (Commerce magazine, hors-série 2012). 94% des Français en consomment et 70% en dégustent au moins une fois par semaine. Un tiers des Français sont vraiment des « mordus » et s'en régalent au moins une fois par jour.
  • En 2014, pour son 20ème anniversaire, le Salon du Chocolat a rendu hommage au « Chocolat, Patrimoine Universel » pour exprimer toute la diversité de cette matière unique. Avec près de 120 000 visiteurs en 5 jours, ce Salon a été reconnu comme « le plus grand événement mondial dédié au chocolat et au cacao ».

POUR VOTRE SANTE, EVITEZ DE GRIGNOTER ENTRE LES REPAS !

Le chocolat de fête
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